Bernier, Georges

Après ses études de licence en botanique à l’Université de Liège (1956), Georges Bernier réalise, sous la supervision du professeur A. Lambrechts (Faculté de médecine), une enquête alimentaire et agricole quantitative ainsi qu’une étude ethnobotanique dans les zones rurales du Congo. Les résultats de cette recherche unique sont rassemblés dans plusieurs articles et une monographie (1961).


À partir de 1960, G. Bernier entreprend un doctorat en physiologie végétale (défendu en 1963) sur les événements cellulaires impliqués dans la mise à fleur d’une plante de jours longs, la Moutarde blanche, et effectue des séjours de recherche de longue durée à l’École Normale Supérieure à Paris et à l’Université de Californie, Berkeley. Devenu professeur ordinaire à l’Université de Liège (1969), il y enseigne la physiologie végétale et développe des recherches approfondies sur le mécanisme de la floraison chez diverses plantes modèles et de grande culture cultivées en conditions climatiques strictement contrôlées (chambres phytotroniques). Ses travaux le conduisent à réfuter la théorie classique du contrôle de la floraison par une hormone florigène universelle. Il propose, au contraire, que ce contrôle implique plusieurs facteurs trophiques et hormonaux. Des observations récentes chez Arabidopsis valident cette théorie multifactorielle.


Il est l’auteur principal de 150 publications et d’une monographie en 3 volumes The Physiology of Flowering (1981-1985) publiée par CRC Press (Floride). Il a été invité à présenter une synthèse de ses travaux dans l’Annual Review of Plant Physiology (1988) et a édité le Flowering Newsletter à diffusion mondiale de 1989 à 2005. Il est membre de l’Académie royale de Belgique et membre étranger de l’Académie d’Agriculture de France.